Rudy Nivore

Rudy Nivore, Handballeur professionnel

« Etant jeune, j’aimais la fête, les sorties, le sport, la camaraderie, les expériences frivoles… J’avançais comme cela dans la vie, tout en gardant dans un coin de ma tête les principes éducatifs que mes parents m’inculquaient selon leur foi chrétienne. Malgré cette jeunesse désorientée, influencée par les mœurs de la société et sans ligne directrice précise, je savais que Dieu existait, sans pour autant le connaître. J’avais quand même l’objectif de réussir dans la vie et, chaque soir, je faisais cette courte prière: ‘Dieu, je t’en prie, guide-moi dans la vie.’ Puis, l’année du bac: ‘Dieu, si le sport de haut niveau est la voie par laquelle tu as décidé que je devais apprendre à te connaître, alors dispose les circonstances comme bon te semble.» Un mois après le bac, tous les papiers étaient réglés pour que je signe au PSG Handball (Paris). Arrivé en France, en me promenant à Paris, je suis ‘tombé’ sur des chrétiens qui m’ont invité à leur église et, depuis 2010, je fais partie de cette communauté évangélique. La parole de Dieu annoncée lors des sermons m’a touché comme jamais auparavant! J’ai eu une prise de conscience quant à ma vie, mon état intérieur, la nécessité de me mettre en règle avec Dieu. Depuis, Dieu n’arrête pas de prendre soin de moi, de me surprendre. Il m’a permis de jouer avec les meilleurs pendant une saison au PSG, de jouer 5 saisons en ligue nationale de handball! Le sport de haut niveau m’a formé intérieurement, car j’ai été confronté à beaucoup d’injustice et d’hypocrisie. Ça m’a encouragé à me lever pour la justice! Je veux entreprendre honnêtement et témoigner qu’avec Dieu, c’est possible d’arriver loin tout en étant honnête et juste. Le sport aura été une étape de la formation spirituelle que Dieu avait prévue pour m’amener au bout de ma destinée. Mon mode de vie a changé et il m’a rendu mature! Certaines discussions ne m’attirent plus. Malgré les difficultés de la vie, la pression et le stress auquel la pratique de haut niveau me soumet, je garde la paix intérieure! Quand je médite la Bible et que je focalise mes pensées sur les promesses de Dieu, j’ai comme un grand souffle de paix qui inonde mon corps et mon esprit, et les inquiétudes se dissipent. L’échec ne me fait plus peur, car mon espérance ne se limite plus à la vie terrestre. J’ai hâte de voir le paradis et les belles choses que Dieu a promises à ceux qui lui font confiance.»

 

Palmarès :

champion de France de D2 en 2010 avec le PSG

champion de France de D1 (LNH) 2013 avec le PSG

 

Découvrez 2 entretiens avec Rudy Nivore, diffusé dans l’émission « le sport au coeur de la foi » animé par Joël Thibault et diffusé sur RCF Alpha.

Allyson Felix

Allyson Felix : USA, Athletisme Specialiste du 200 metres

Allyson Felix, Spécialiste du 200 mètres,  devient championne du monde de la discipline dès ses 19 ans en 2005. Elle possède le plus beau palmarès féminin de l’histoire sur cette distance. Pourtant, en 2013, lors des championnats du monde, elle vit le moment le plus difficile de sa carrière suite à une blessure en finale. «Ma foi est sans aucun doute l’élément le plus important de ma vie. Mon père est professeur dans une école biblique, et j’ai grandi dans une famille chrétienne très solide. Notre famille était très impliquée dans l’église. Je me sens énormément bénie de faire partie de cette famille et d’avoir eu une telle éducation. C’est vraiment important pour moi d’avoir deux parents qui aiment Dieu et qui ont tous les deux beaucoup de sagesse. Ce sont des modèles merveilleux que j’ai eu le privilège de regarder en grandissant. J’ai accepté Jésus-Christ comme Sauveur personnel quand j’étais très jeune. Depuis, je fais toujours de mon mieux pour grandir dans ma relation avec Dieu. J’étais loin d’être l’enfant parfaite. J’ai eu ma part de moments difficiles et j’ai fait de mauvais choix, mais heureusement, Dieu n’arrête pas de m’aimer. J’essaie d’être différente des autres athlètes olympiques, et j’espère qu’après une course, le caractère de Christ est visible dans la manière dont je me comporte. J’essaie de ne pas me focaliser sur la pression qui m’entoure. J’aime bien le passage du Nouveau Testament (Philippiens 4.6-7), qui dit: «Ne vous inquiétez de rien, mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, dans une attitude de reconnaissance. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce que l’on peut comprendre, gardera votre cœur et vos pensées en Jésus-Christ.» Ce texte m’encourage toujours, quand je dois gérer diverses pressions, et, face aux difficultés de la vie, ma foi calme mon cœur. J’essaie de rester immergée dans la Bible et je prie beaucoup, je discute avec Dieu. Il me donne force et sagesse. Dans la saison de la vie où je me trouve actuellement, je me sens extraordinairement bénie qu’il m’ait donné le talent de la course à pied. C’est un don merveilleux de sa part, et je veux m’en servir aux mieux de mes capacités pour le remercier. Il faut avoir une passion et une raison de faire ce que l’on fait. Je pense qu’il faut vraiment avoir un objectif. Je pense que c’est cela qui provoque la réussite. Je sais que mon talent vient de Dieu. Et c’est cela mon objectif: courir pour lui rendre gloire.»

 

Palmarès:

4 fois médaillée d’or olympique (2008 et 2012)

record du monde du relais 4 × 100 m en 2012

9 fois championne du monde entre 2005 et 2015

 

Daniel Dias Paralympique

Daniel Dias, Natation paralympique, Brésil

«L’impossible devient réalité, car rien n’est impossible à Dieu.»

Daniel Dias est né sans mains ni pieds et «avec un très beau sourire», se rappellent ses parents! Leur foi chrétienne va les aider à trouver la force d’aimer et d’élever leur fils handicapé. A l’âge de 16 ans, il se met à la natation handisport après avoir regardé les Jeux paralympiques d’Athènes en 2004. Il est loin d’imaginer qu’il gagnera plusieurs médailles d’or à ceux de 2008 de 2012 et de 2016. Il est aujourd’hui l’athlète le plus titré aux jeux Paralympiques avec 24 médailles dont 14 médailles d’or!

«Mes parents ont toujours essayé de me communiquer l’amour de Dieu, donc j’ai grandi avec. Je vivais avec des gens qui avaient mis leur confiance en Dieu, et quand on part à la recherche de ses rêves, l’impossible devient réalité, car notre Dieu est le Dieu de l’impossible. C’est comme ça depuis toujours, dans ma vie de sportif. J’ai toujours eu une grande foi en Dieu, mais avec le succès aux Jeux de 2008, j’ai commencé à m’éloigner de Lui. Je me suis alors rappelé une phrase que mon père m’avait dite : «Tu peux gagner toutes les médailles que tu veux mais ne te laisse jamais gagner par elles». J’ai réalisé que malgrè le succès et les médailles qui continuaient d’arriver, j’avais perdu ma joie de vivre, mon coeur était devenu « handicapé ». J’avais perdu mon essence, celle qui était d’être avec Dieu et de marcher avec Lui. Entre 2010 et 2011, je me suis repenti, j’ai prié pour recevoir le pardon de Dieu. J’ai compris que sans Dieu, je ne suis rien! Il m’a pardonné et a éloigné de moi la culpabilité. Il m’a redonné la joie de vivre! Les plus grandes frustrations viennent quand j’oublie l’importance d’avoir Jésus dans ma vie!

Quel est son secret?

Beaucoup de gens me demandent: ‘Pourquoi tu souris toujours? Quel est ton secret? Parce qu’avec Jésus dans mon existence, je suis heureux. Bien sûr, les autres peuvent me regarder et se dire qu’il me manque quelque chose physiquement, mais beaucoup de gens ont des manques d’un point de vue spirituel. Nous ne nous décourageons pas parce qu’il nous manque un bras ou une jambe. Dieu ne regarde pas cela. Il nous voit entièrement; il voit ce qui est à l’intérieur, notre cœur. C’est une grande joie de constater combien il est bon envers nous. Mon secret est que je connais le Dieu qui peut faire l’impossible dans notre vie. Le message de Dieu pour ma vie est : « tu es né sans bras et avec une jambe pour montrer ma puissance au monde et ce que je peux faire à travers un humain qui s’engage totalement avec moi»

Palmarès:

recordman du monde du 100 mètres nage libre en 2008

4 fois médaillé d’or paralympique en 2008 , 6 fois en 2012 et 9 fois en 2016

Retrouvez un autre témoignage d’une athlète handisport participant aux Jeux Paralympiques de Rio 2016 sur notre site!

Retrouvez ce témoignage parmi d’autres dans le livre « Au delà de la victoire » avec le Nouveau Testament

Au-dela-Victoire

Stef Reid Paralympique

Stef Reid, athlète paralympique

«J’ai appris à être reconnaissante pour tout.»

A 12 ans, Stef découvre le rugby et rêve de disputer des matches internationaux. Mais, à 15 ans, elle voit sa vie basculer dans un grave accident de bateau qui lui fait perdre une jambe. Elle raconte: «J’étais terrifiée. Je savais dans mon cœur que si j’étais morte à ce moment-là, je n’irais pas au ciel.» Dévastée par cette amputation, malgré un sentiment de colère, elle fait le choix de s’en remettre à Dieu. «J’ai décidé d’accorder le bénéfice du doute au Créateur du monde et d’avoir confiance dans l’idée qu’il pouvait faire quelque chose de ma situation. J’ai prononcé, pour la première fois, une prière authentique et honnête. Je me souviens de cette chambre d’hôpital: c’était tellement bizarre d’avoir tant de colère et de frustration d’un côté, mais de l’autre de sentir l’amour et la paix de Dieu! Cela a été mon point de départ.» Stef décide de s’accrocher au cadeau de la vie en se lançant un défi: «Je vais courir le mieux possible. C’est tellement merveilleux, la manière dont Dieu m’a rendu mon rêve, à une échelle encore plus grande que je n’aurais pu l’imaginer, avec les Jeux paralympiques. Je ne suis pas la même personne qu’avant cet accident. Ce que j’ai appris grâce à cet événement – ma relation avec Dieu – m’a littéralement transformée J’ai appris à faire confiance à Dieu quelle que soit la situation, je sais qu’il est bon. J’ai appris à être reconnaissante pour tout.»

Palmarès:

médaillée d’argent du saut en longueur lors des Jeux paralympiques de Londres en 2012

Kevin Durant

Kevin Durant est une star de la NBA qui brille sur la scène du basket mondial aujourd’hui. Ce joueur polyvalent, qui mesure 2 m 05, est médaillé d’or des JO, champion du monde de la FIBA, plusieurs fois sélectionnés pour les NBA All-Stars, détient de nombreux records de points marqués… et tout cela avant l’âge de 25 ans. Malgré l’augmentation explosive de tous ces succès vécus sur le terrain, il sait qu’il y a un élément de sa vie bien plus satisfaisant: sa relation avec Jésus Christ. «Quand je grandissais, j’étais toujours intrigué par des questions du genre: ‘Pourquoi sommes-nous sur terre?’ ou: ‘Pourquoi faisons-nous les choses que nous faisons?’ ou encore: ‘Qui nous a faits comme ça?’ Quand j’étais petit, avec ma mère, on allait souvent à l’église, mais, quand j’étais au collège et au lycée, on n’y allait pas aussi souvent. Même aujourd’hui, ce n’est pas facile avec mon planning. Cependant, je réussis à aller à la chapelle du club avant chaque match. Quand j’ai fait mes débuts dans la Ligue, Kevin Ollie (un ancien coéquipier) encourageait toute l’équipe à aller à la chapelle, et tout le monde voulait en apprendre davantage. J’étais un des gars qui essayaient de suivre son exemple. Maintenant, je lis ma Bible tout le temps. La Bible me dynamise et m’aide à garder l’équilibre qui me permet de jouer le mieux possible, mais elle m’en apprend également plus au sujet de Jésus: tout ce qu’il a fait pour moi, comment vivre pour lui. Je ne suis pas du tout parfait – il me reste beaucoup de chemin à faire avant d’être vraiment proche de lui –, mais j’espère pouvoir rester sur cette bonne voie. Tout ce que je veux, c’est grandir spirituellement avec Dieu et le connaître le mieux possible. Depuis un moment, je porte au poignet un bracelet en silicone, sur lequel est écrit ibelieve («je crois»). Mon coach spirituel me l’a donné… On discute, et il m’a beaucoup aidé dans ma marche avec Jésus. Le bracelet est un symbole de mon affirmation de foi… Je crois en l’amour de Dieu pour moi, en la mort de Jésus en sacrifice pour mes péchés, et c’est sa grâce qui me sauve, pas mes bonnes œuvres. Cela me rend humble et m’amène à le louer. Je crois également que le ciel est réservé pour moi et que le meilleur reste à venir. Dieu dit que c’est là notre destination. Je veux commencer à vivre avec cette perspective éternelle sur tout ce que je fais maintenant. La Bible dit que «l’humilité précède la gloire». Je travaille toujours sur ce que j’ai maintenant. Je dois être reconnaissant envers Dieu pour les dons qu’il m’a accordés. Mon don en retour, c’est d’être toujours humble et de toujours travailler le mieux possible.»

 

Palmarès:

médaillé d’or des JO 2012 / MVP

champion du monde de la FIBA 2010

A retrouvé dans le livre « Au delà de la victoire » avec le Nouveau Testament

Au-dela-Victoire

Gévrise Emane

Gévrise Emane (Judo, France)

Quadruple championne d’Europe et médaillée de bronze olympique, Gévrise est dotée d’un des plus beaux palmarès du judo en France, elle vise le titre olympique en août 2016. Mais bien plus qu’un titre, c’est le dépassement de soi qui la motive!

«Ma défaite aux Jeux Olympiques en 2008, m’a permise de me remettre en question, de me poser aussi plein de questions sur Dieu. J’ai réalisé que je ne suis qu’un simple être humain, avec ses limites, mais en même que je n’étais pas sur terre pour faire du « surplace » mais pour avancer! Au départ, lorsque je partais en compétition, ma maman me donnait un livre sur les psaumes de la Bible mais avec le temps j’ai fais un choix personnel de m’engager dans ma foi, de manière personnelle indépendamment du choix de mes parents. Maintenant, lorsque je suis en déplacement, j’ai toujours dans mon sac les psaumes que j’aime bien méditer. Ce n’est pas le fait d’aller à l’église qui me définit comme chrétienne mais le fait d’avoir une relation une relation personnelle entre Dieu et moi. L’amour est une grande source de motivation, et l’amour de Dieu se traduit aussi à travers les membres de ma famille, je vois aussi Jésus se manifester à travers eux. J’ai conscience que tout ce que qui est matériel comme les médailles, je ne les emporterais pas avec moi, lorsque je quitterais cette terre, Plus que les médailles, je retiens l’émotion que cela m’a apporté. C’est la Joie ressentie et surtout la sensation du travail bien accompli et du dépassement de soi. Dieu m’a donné un don que je cultive tous les jours en travaillant avec sérieux. Je Le remercie tous les jours de m’avoir donner mes capacités physiques. Je suis reconnaissante mais étant assez pudique, je ne l’exprime pas de manière exubérante. Dieu me connait bien et tout ce qui m’arrive a une raison particulière. Dieu travaille mon caractère. Je n’ai pas besoin d’être en colère pour être performante, certains entraineurs ont voulu m’orienter vers ce levier de motivation mais moi ça m’inhibe. C’est important de bien se connaitre. J’ai apprise à être plus agressive dans le bon sens du terme sur le tatamis pour pouvoir m’imposer dans mes combats. Mais en dehors, je suis une personne plutôt calme mais c’est la même personne, je reste en accord avec ma foi. Dans ma pratique sportive, la notion de plaisir ainsi que le dépassement de soi me pousse à aller de l’avant, c’est avec ces ingrédients là que j’espère décrocher l’or aux Jeux de RIO 2016. Peu importe ce qui va se passer je sais que Dieu prend soin de moi et il me donne cette tranquillité intérieure.

Palmarès:

3 fois championne du monde (2007, 2011 et 2015)

4 fois championne d’Europe ( 2006, 2007, 2011, 2012)

Médaillé de bronze JO Londres 2012.

Retrouvez ce témoignage parmi d’autres dans le livre « Au delà de la victoire » avec le Nouveau Testament

 

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Malick Daho

Aujourd’hui consultant TV de Canal+ Afrique pour les matchs de NBA, Malick Daho est un homme aux multiples casquettes (entraîneur, consultant, journaliste…) qui a arpenté les terrains de basket d’Afrique, de France et Navarre. Né en Côte d’Ivoire dans une famille musulmane, il a été élevé dans l’islam dès sa plus tendre enfance, participant pendant ses vacances d’été à une école coranique. «Pour mes parents, il fallait que je grandisse selon les préceptes de l’islam où chaque croyant doit faire des efforts pour mériter le paradis, Inch’Allah, sans certitude. On m’a appris que seul le Coran était le livre de référence en matière de religion, que c’était le seul digne de foi. On m’a enseigné que le livre des chrétiens était falsifié. J’ai continué d’évoluer dans ce milieu jusqu’au collège, où je suis devenu plus curieux en me posant des questions existentielles. Puis, j’ai découvert le basket qui me donnait un vrai sentiment de liberté vis-à-vis de ce que je vivais en famille. Je voyais régulièrement mon père aller consulter des marabouts, en quête de bonheur. Il devait sacrifier des animaux à Allah de façon régulière et avaler des mixtures bizarres censées lui assurer ce bonheur. Mais plus il le faisait, plus nous nous appauvrissions. Puis, il a basculé dans l’occultisme et la sorcellerie. Si Allah était le seul Dieu, pourquoi laissait-il les imams rechercher une puissance ailleurs? Pourquoi, chaque année, devait-il y avoir un sacrifice humain dans ma famille? En effet, tous les deux ans, il y avait un décès chez nous. En dix ans, j’ai perdu quatre frères et sœurs ainsi que ma mère. Vu que l’islam n’interdisait pas les pactes avec d’autres divinités, mon père est devenu, à notre insu, un sorcier. Le Coran enseigne que seules nos bonnes actions sont récompensées. Donc, tant que mon père faisait de bonnes actions, Allah fermait les yeux sur ses mauvaises. La révolte grondait dans mon cœur.» A partir de 18 ans, star du basket ivoirien des années 1980-90 en tant que capitaine de l’équipe nationale, il se pose des questions existentielles que sa religion laisse sans réponse et qui le plongent dans un profond mal-être. «La célébrité et l’argent facile m’ont conduit dans une vie déréglée; c’était la rançon de la gloire. Comme cela ne semblait pas déranger Allah (il ne voit que les bonnes actions), j’ai erré durant des années dans les boîtes de nuit d’Abidjan, l’âme en peine, en buvant de l’alcool et en draguant toutes les filles. J’avais créé mon propre concept de l’islam. J’étais un musulman moderne. En vérité, j’étais perdu. J’étais malheureux, sans le faire savoir, par orgueil.» Malick cherche des réponses à son mal-être et décide d’étudier le Coran dans ce but. Il y fait une découverte qui l’oriente vers l’Evangile: «Plus je lisais le Coran, plus je connaissais Issa, Jésus. J’ai découvert qu’on l’appelait, et lui seul, Seydna (Seigneur). J’ai découvert une sourate qui disait que Jésus serait l’instrument de la résurrection et que ceux qui le suivraient vivraient éternellement (Sourate 3.55). Dieu avait commencé à travailler mon cœur.» A la même période, il rencontre une jeune femme dont la mère est une chrétienne engagée. «Ses prières étaient remplies de foi et de joie. On sentait que ce n’était pas un devoir pour elle de prier mais une joie de le faire. Lorsqu’elle a su que j’étais musulman et que sa fille et moi voulions bâtir quelque chose ensemble, elle a prié pour moi!» Côté basket, un jeune chrétien du Libéria signe dans son club et lui parle aussi de Jésus, lui offrant sa première bible. «Plus je la lisais, plus j’avais envie de lire. Je n’avais pas encore dit oui à Jésus, mais ma vie avait changé. Je revivais. Le jour est arrivé où j’ai reconnu que seul Jésus pouvait me pardonner mes péchés et me donner la vraie liberté que je recherchais depuis tant d’années.» Cette décision amène son père à le renier, mais il continue à l’aider financièrement pour sa retraite. Quelques années après, Malick a eu l’occasion de voir son père demander le pardon de ses péchés à Jésus et le recevoir comme son Sauveur.

 

Palmarès:

vainqueur de la coupe d’Afrique des clubs champions en 1989 avec l’ASEC d’Abidjan

champion de Côte d’Ivoire en 1997 en tant qu’entraîneur de l’ASEC d’Abidjan

Témoignage à retrouver dans le livre « Au delà de la victoire » avec le Nouveau Testament.

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Torann Maizeroi

Torann Maizeroi (Taekwondo, équipe de France) est présent aux Jeux Olympiques de Rio comme sparring-partner.

A l’adolescence, Torann, un garçon hyperactif et débordant d’énergie, quitte sa famille et la région parisienne pour le centre de formation de taekwondo, dans le Sud de la France. Il raconte ce déchirement: «Comme j’ai grandi dans une famille catholique, avec la séparation familiale j’ai senti le besoin de prier tous les soirs; c’était mon engagement envers Jésus pour qu’il m’aide à bien vivre les entraînements difficiles et la solitude! Ma vie de sportif de haut niveau était rythmée par des voyages dans le monde entier pour représenter la France, et cela me donnait une pression énorme, mais j’essayais de la gérer en sortant très souvent le soir, en fréquentant beaucoup de filles et en buvant parfois de l’alcool pour oublier. Les blessures sont arrivées, et les non-sélections aussi. La pression augmentait, ce qui entraînait une perte de confiance en moi. En 2015, au lendemain d’une médaille internationale, j’ai ressenti une sensation étrange en moi, une émotion négative qui contrastait avec mes habitudes un soir de bonne performance, où je suis souriant et satisfait. Ce soir-là, cela a été un vide complet en moi, qui m’empêchait de sourire et de dormir! Mes pensées devenaient de plus en plus noires: ‘Torann, arrête ton sport, tu as trop de pression, ta famille et tes amis ne t’aiment que parce que tu es un champion, la pression est trop forte sur toi, arrête ta vie, arrête tout.’ Je luttais avec ces pensées en me disant: ‘Non, j’aime ce sport, j’aime cette vie, j’aime cette persévérance face aux différentes épreuves’, mais les pensées s’intensifiaient. Moi qui aimais ma vie, à ce moment-là, soudainement, je ne l’aimais plus. J’ai alors prié dans ma chambre d’hôtel en demandant à Jésus de m’aider, de me guider, d’enlever ces pensées de mensonges sur ma raison d’être, ces pensées qui n’ont rien de moi ni de Dieu! Je lui ai dit que j’avais besoin de lui pour combler ce vide et d’avoir un but dans la vie. Les jours suivants, alors que je combattais, ce vide était complètement rempli, c’était impressionnant! Les compétitions suivantes, j’ai combattu sans ressentir de pression ni de gêne dans tous les tournois qui ont suivi. Au retour en France, j’ai décidé de retourner à l’église, de me faire baptiser et de vivre cette relation de manière plus intense. Je suis heureux de vivre avec Jésus, de lui parler, de m’entretenir avec lui. J’ai compris qu’en aimant Jésus, mon comportement changeait car ma manière de pensée changeait! La Bible ne parle pas de religion mais d’une relation avec Dieu! Jésus me guide, et je veux être un de ces ‘sportifs’ qui prônent ses valeurs d’amour et de respect!»

Palmarès:

vice-champion d’Europe 2014

champion du monde universitaire 2012

champion de France (2007, 2009, 2011, 2014)

Témoignage à retrouver dans le livre « Au delà de la victoire » avec le Nouveau Testament.

Au-dela-Victoire