Fabrice Muamba (Angleterre, Bolton) «Il y a une puissance dans la prière; les miracles existent vraiment; Dieu guérit encore aujourd’hui. Si tout avait dépendu de mes efforts, je serai parti, mort!»

 

Le 17 mars 2012, le stade bondé de White Hart Lane, à Londres retient son souffle: la vie du milieu de terrain du Bolton Wanderers Fabrice Muamba ne tient qu’à un fil! Après 41 minutes de jeu lors du quart de finale de la Coupe d’Angleterre entre Bolton et Tottenham, le footballeur s’effondre, victime d’un arrêt cardiaque. Des médecins se précipitent pour le soigner, dispensant de nombreuses décharges de défibrillateur, alors que ses coéquipiers se tiennent, impuissants, non loin de là. Les efforts de réanimation se poursuivent dans l’ambulance et à l’hôpital. Les médecins estiment que son cœur s’est arrêté pendant 78 minutes, avant qu’il ne puisse être réanimé. Sur les réseaux sociaux, un appel à la prière «Pray for Muamba» est lancé. L’aumônier chrétien du club de Bolton organise plusieurs jours durant un 24-7 de prière: les supporters peuvent se rassembler afin de prier pour Fabrice dans le stade. Le temple du football de Bolton est devenu un temple de prière! Fabrice décrit ainsi l’impact des prières et de l’action de Dieu dans sa vie: «Si quelqu’un ne croit pas aux miracles, je peux vous dire que j’en ai été témoin. J’en ai vu et j’en fais partie. Ce que je devrais être, selon eux, je ne le suis pas; ce que je ne pourrais pas faire, selon eux, je l’ai fait.» Les médecins ont été étonnés que son état ne soit pas «normal» dans un pareil cas, c’est-à-dire qu’il ne soit pas atteint de lésions cérébrales ni paralysé. Une visiteuse, une Jamaïcaine, a eu un impact particulier auprès de Fabrice Muamba lorsqu’elle lui a proposé de prier pour lui. «Elle m’a dit qu’elle s’était réveillée et que Jésus lui avait dit de venir à l’hôpital, à cette chambre précise. Elle m’a dit que je sortirais de l’hôpital environ une semaine plus tard, se rappelle-t-il. A ce moment-là, mes reins ne fonctionnaient pas et j’étais si enflé que je faisais deux fois ma taille normale. Elle a prié pour moi, et alors qu’elle finissait sa prière, mes reins ont recommencé à fonctionner. Sept litres de fluide ont été évacués en une seule journée. Le médecin a été étonné. Cette expérience de vie m’a montré que j’ai un message à annoncer à tout le monde: il y a une puissance dans la prière; les miracles existent vraiment; Dieu guérit encore aujourd’hui. Si tout avait dépendu de mes efforts, je serai parti, mort», affirme-t-il avec assurance. En deux jours seulement, le cœur de Fabrice bat sans médicaments et il arrive à faire bouger ses membres. Il sort de l’hôpital à la mi-avril et annonce sa retraite en août 2012.

«J’étais très jeune, excité par tant d’argent; j’allais souvent à des fêtes, mais j’ai commencé à perdre le sens de ma vie.» La vie sans foot est un choc pour Fabrice, qui y jouait depuis son enfance! Dès l’âge de 14 ans, il rejoint le mythique club d’Arsenal où il signe son premier contrat pro en octobre 2005. En 2008, Bolton fait signer le jeune joueur avec un contrat lucratif, primes à la clé. A cette période-là, il commence à vivre des combats au niveau de son identité. Il a grandi dans une famille chrétienne avec laquelle il se rendait régulièrement à l’église, mais avec tout cela, sa foi vacille. «J’étais très jeune, excité par tant d’argent; j’allais souvent à des fêtes, mais j’ai commencé à perdre le sens de ma vie et ce qui me faisait connaître en tant que chrétien. C’était l’étape de ma vie où je sentais que je pouvais tout faire, se rappelle-t-il. Cette première année à Bolton a été une leçon de vie, parce que je n’ai pas joué aussi bien que j’en étais capable. Par la grâce de Dieu, j’ai commencé à retrouver la foi et à trouver ma voie dans l’existence.» Fabrice est de nouveau sur les rails, ses priorités sont rétablies, sa carrière évolue positivement, il est un joueur respecté par les diverses équipes lorsqu’arrive le jour fatidique. Cependant, grâce à la paix intérieure que lui procure sa relation avec Jésus-Christ, il peut s’en sortir et survivre. «La foi est l’ingrédient le plus important de ma vie. Je ne serais pas là sans cette foi et une vie de prière. Pour aller plus loin, je dois mettre Jésus dans l’équation. Pour que ma vie ait du succès, Jésus doit y être», déclare-t-il. Cette guérison miraculeuse est la preuve, à ses yeux, que Dieu a toujours un projet pour lui, même si ce n’est pas sur un terrain de foot. «Le hasard n’existe pas. Dieu fera ce qu’il veut avec votre vie. A un moment donné, vous allez mourir, mais ne mourez pas avant votre temps. Mon temps n’est pas encore venu! Je témoigne du Dieu ressuscité: Jésus. Il y a une puissance qui guérit, il y a un Saint-Esprit et il y a une puissance dans le nom de Jésus», dit Fabrice avec assurance. En 2015, il obtient un diplôme en journalisme.

 

Palmarès:

finaliste du championnat d’Europe espoirs en 2009.

 

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